L’APLK veut être à la table des négociations
![]()
le mercredi 3 décembre 2003
Elkem et le gouvernement
L’APLK veut être à la table des négociations
L’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK) demande au gouvernement du Québec d’associer les usagers de ce plan d’eau aux négociations menées depuis quelques mois entre la compagnie Elkem et le ministère des Ressources naturelles.
Elles doivent conduire à la signature d’un bail d’une durée de 20 ans (rappelons que l’entente en vigueur présentement sera échue en 2005) en vertu duquel l’entreprise pourra produire de l’électricité à l’aide son barrage établi sur la rivière Chicoutimi, à Saguenay, en amont du site de la Pulperie.
Pour le moment, toutefois, les pourparlers sont au neutre, Elkem s’accordant une pause afin d’analyser les conséquences du projet de construction d’un barrage de retenue dans le secteur Pikauba. Elle veut cerner l’impact des changements proposés par le Bureau d’audiences publiques en environnement, le 4 novembre dernier.
Ministre sollicitée
Pour obtenir voix au chapitre dans le cadre des négociations, l’APLK a sollicité une rencontre avec la ministre Françoise Gauthier, députée provinciale de Jonquière. « Nous avons de bons contacts avec elle. Nous attendons des nouvelles rapidement », a confié le vice-président Claude Collard, hier, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.
Fondée en 1983 et regroupant près de 400 membres, l’association ne veut pas siéger elle-même aux côtés d’Elkem et du ministère. Elle souhaite plutôt que ce mandat soit dévolu au Comité du bassin, une entité créée dans la foulée du Déluge de 1996, mais dont le statut demeure précaire.
« Nous voulons être entendus via cet organisme qui regroupe Elkem, Abitibi-Price, l’APLK, les municipalités de Larouche et Saguenay, ainsi que les ministères de l’Environnement et des Ressources naturelles. Au préalable, toutefois, le gouvernement devra le reconnaître à titre de comité permanent », note Claude Collard.
Une fois cette étape franchie, il sera possible d’amorcer un échange à trois, de préférence au dialogue à huis-clos dont la direction de l’APLK n’a eu vent que le mois dernier, en lisant le Quotidien. « Si nous ne sommes pas intégrés à la négociation, les dés seront pipés. Il faut que ce dossier bouge », estime Claude Collard.