Au secours de la forêt centenaire de Cyriac


le  mercredi 29 septembre 2004

Au secours de la forêt centenaire de Cyriac

Chicoutimi – La section régionale de l’organisme « Action boréale en Abitibi-Témiscamingue » demande au ministère de l’Environnement un moratoire, soit le temps de décider s’il accorde ou non un statut d’aire protégée à la forêt centenaire localisée au sud et à l’ouest de la rivière Cyriac qui se déverse dans le lacKénogami.

Membres d’Action boréale, Louise Gravel et Bruno Villeneuve, pensent que le secteur forestier qu’ils entendent protéger est plus que jamais menacé de coupe par l’industrie forestière.

« La forêt visée est une richesse à maints égards, et ce serait un véritable déshonneur et scandale si l’on ne trouvait pas un moyen de la sauvegarder », soulignent-ils.

Louise Gravel signale qu’à l’issue de rencontres et communications tenues récemment avec des représentants du ministère des Ressources naturelles et ceux de l’entreprise Planiforêt et Multiforêt ces derniers ont fait valoir qu’ils « pourraient modifier le type de coupe prévu afin de faire le moins de dégât possible à cette partie de territoire. »

« Nous, nous considérons que cela est tout à fait insuffisant et que ce patrimoine naturel exceptionnel mérite beaucoup plus que d’être considéré comme un volume commercial exploitable. La forêt du Québec est déjà en voie de se vider et il est grand temps que l’on prenne conscience qu’un milieu de vie aussi exceptionnel doit protégé intégralement.

« Nous », fait ressortir Bruno Villeneuve, « nous tenons à ce que l’aire protégée puisse couvrir entre 50 et 100 kilomètres carrés. Il y a des limites à spolier ce que nous avons de plus beau, à laisser la civilisation industrielle occuper toute la place. »

Mme Gravel et M. Villeneuve mentionnent également qu’en sus de la Direction du patrimoine écologique du ministère de l’Environnement et du ministre de l’Environnement Thomas Mulcair, le ministre délégué à la Forêt, à la Faune et aux Parcs, Pierre Corbeil, ont été saisis de la demande d’aire protégée.

« Si le gouvernement passe outre à notre demande de moratoire ou que les industriels vont de l’avant avec leurs opérations de coupe, ils vont nous trouver sur leur chemin », prévient Bruno Villeneuve.

Les membres d’Action boréale précisent de plus qu’ils font circuler depuis quelque temps déjà une pétition pour obtenir l’appui des gens qui partagent leur objectif.

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