Paul Ruel montre sa satisfaction


le jeudi 26 février 1998

Information sur la gestion du lac Kénogami

Paul Ruel montre sa satisfaction

Jonquière – Le président du comité provisoire de gestion du bassin du lac Kénogami, Paul Ruel, est satisfait des quatre soirées publiques d’information sur la problématique du lac réservoir Kénogami et les solutions qu’on y propose, dont la dernière au eue lieu hier soir à Jonquière.

«Je ne regrette qu’une chose, a-t-il mentionné: c’est que les gens ne soient pas venus plus nombreux. A Jonquière, j’aurais attendu une foule d’au moins 200 personnes» (alors qu’à peine une quarantaine se sont présentées).

«Néanmoins, ajoute ce dernier, nous avons pu tâter le pouls de la population qui désirait s’exprimer et connaître leurs préoccupations.»

Suggestions

Des deux dernières semaines, Paul Ruel retient quelques suggestions intéressantes, comme celle de l’ancien candidat libéral Gilles Savard qui a proposé qu’on étudie l’impact de la coupe à blanc sur les crues dans le parc des Laurentides, mais surtout, il a noté que le mot clé pour la solution qui sera retenue, quelle qu’elle soit, est GESTION.

A ce sujet, bien que l’ensemble des intervenants aient été plutôt positifs, la réunion d’hier soir à Jonquière a permis une nouvelle fois de constater que la population ne veut pas donner un chèque en blanc à ceux qui vont probablement proposer la construction de deux ouvrages de retenue dans la réserve faunique des Laurentides pour régler le problème du lac réservoir Kénogami. Une méfiance, faut-il le rappeler, qui s’accroît par le fait qu’on propose l’aménagement de trois centrales hydroélectriques -une de 5,8 mégawatts sur le barrage de la rivière aux Ecorces et deux de 27,5 mégawatts au fil de l’eau- pour rentabiliser le projet.

Des critères

Ainsi, Paul Ruel a dû répéter que le Comité provisoire de gestion, qui devra obtenir un statut permanent, pourra fixer à l’avance les critères de gestion des réservoirs afin que celle-ci se fasse en tenant compte uniquement de la sécurité des populations en aval et non de la production hydroélectrique.

A cela, l’ingénieur Gilles Marinier, un membre de la commission Nicolet, a ajouté que la gestion des bassins fera en sorte que ceux-ci conserveront toujours la capacité d’emmagasiner la majeure partie de la crue maximale probable qui est de 1 835 000 000 de mètres cubes d’eau le printemps, et de 836 millions de m3 d’eau en été et en automne.

Puis, à un citoyen qui s’inquiétait des pressions que pourraient faire les futurs riverains de ces bassins qui, à l’image de ceux du lacKénogami, voudront avoir de l’eau l’été dans leur réservoir, Paul Ruel a précisé qu’il n’était pas question de reproduire, là bas, le problème du lac Kénogami en acceptant des résidents autour. Il restera toujours un bassin inhabité, statut qu’a perdu le lacKénogami depuis sa création en 1918.

Biens à protéger

Reprenant la parole, le citoyen Gilles Savard a dit qu’en plus de la sécurité des humains, la solution retenue devra tenir compte de l’élément économique. A ce sujet, il la rappelé qu’Alcan a des actifs de 12 milliards $ à protéger et que Price en a pour un milliard $ à Jonquière.

Là dessus, le représentant du MEF, Bruno Robert, a répondu que le consultant a prévu des travaux de rehaussement et de renforcement des digues pour 10 millions $ au réservoir Kénogami, travaux qui touchent également le rehaussement des routes d’accès aux ouvrages.

Paul Ruel a ajouté qu’en attendant la solution définitive, qui devra prendre de quatre à cinq ans pour se réaliser, on a abaissé le niveau de gestion du lac Kénogami de 115 à 113,5 pieds et on a installé pour un million $ d’équipement de mesure des pluies pour gérer le lac en fonction de l’eau qui tombe plutôt que du rehaussement de son niveau.

Pour sa part, le sous-ministre Georges Beauchemin, chargé de la reconstruction, a conclu que d’ici à ce que les ouvrages soient tous construits, il faudra marcher les fesses serrées pendant encore 4 ou 5 ans et friser la catastrophe comme au printemps dernier où on a eu droit à une couche de neige très abondante laquelle, heureusement, a fondu très lentement.

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