Déluge: des citoyens toujours inquiets


le mercredi 20 octobre 2004

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Déluge: des citoyens toujours inquiets

La sécurité des riverains, ça ne se négocie pas! Comment envisager de négocier à la baisse la sécurité des riverains du lac Kénogami et des rivières Chicoutimi et aux Sables, quand on considère les faits suivants…

Après le déluge de 1996, le Rapport Nicolet recommandait qu’on construise un ou des réservoirs sur les deux rivières (Écorces et Pikauba) importantes qui se jettent dans le lac Kénogami. Les ministères impliqués ont payé des études pour produire des scénarios de solutions.

Le gouvernement, après des consultations auprès des gens et organismes impliqués dans ce dossier, en est arrivé à la solution la moins coûteuse, acceptable économiquement, socialement et environnementalement, c’est-à-dire la construction du barrage Pikauba, ainsi que le « creusage » de la rivière aux Sables et le relèvement du pourtour du lac. Ces trois éléments forment un tout indivisible si l’on veut faire face à une éventualité semblable au déluge de 1996. Lucien Bouchard, ex-Premier ministre du Québec, est venu en 2001 faire le lancement du projet qui « garantit la sécurité de la population ».

Rapport

En octobre 2003, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement a remis son rapport. Il approuvait la construction du barrage Pikauba, qui tenait compte de toutes les contraintes environnementales, sociales et économiques. Le « creusage » de la rivière aux Sables et le rehaussement des digues du lac étaient prévus pour décembre 2004.

Récemment, Mme Françoise Gauthier, ministre, nous a dit d’oublier ce projet. Cette réponse négative est absolument inacceptable à moins que Mme Gauthier possède des données nouvelles qui auraient été vraiment oubliées après tous ces nombreux travaux et consensus. Alors, qu’elle nous les communique au plus tôt.

Quarante pour cent des citoyens du secteur de Laterrière vivent en bordure de la rivière Chicoutimi. Il y a aussi des citoyens de l’ex-ville de Chicoutimi qui sont aussi des riverains de cette rivière.

Ces citoyens, qui font maintenant partie de la nouvelle ville de Saguenay et qui vivaient dans l’espoir de cette solution vraiment minimale et nécessaire pour leur sécurité, sont très inquiets. Ils crient au secours et réclament que les autorités de la ville de Saguenay effectuent des pressions essentielles auprès de notre gouvernement.

L’exemple de Canton-Tremblay

Le maire Jean Tremblay et son conseil ont été très diligents pour protéger des citoyens de l’ex-Canton-Tremblay, en prévention d’un désastre appréhendé, la chute éventuelle de grosses pierres sur leurs maisons.

Nous, de la rivière Chicoutimi, nous avons déjà subi un premier et sérieux désastre, le déluge de juillet 1996. La possibilité d’un nouveau déluge représente un danger très réel quand on considère tous les changements climatiques actuels.

Notre gouvernement ne peut pas attendre la venue d’un autre désastre avant de réaliser ce projet essentiel à notre sécurité.

M. le maire et votre conseil, nous comptons sur vous. Mme Françoise Gauthier, ministre, nous comptons sur vous également. Ne négociez pas notre sécurité.

Jacques Tremblay,
Comité des citoyens de Laterrière inc.

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