Le système automatique ne donne pas confiance


le mardi 20 avril 1999

Risques d’inondation

Le système automatique ne donne pas confiance

Laterriere – La mise en place d’un système automatique de communication pour informer les riverains des rivières aux Sables et Chicoutimi des risques d’inondation ne fera pas grimper le niveau de confiance de ces derniers à l’endroit des gestionnaires du réseau.

Hier soir, le ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec, responsable de la gestion du lac-réservoir Kénogami, expérimentait pour la première fois son nouveau système de communication téléphonique. Au total, le robot installé à la direction du réseau à Québec devait entrer en contact avec un peu plus de 300 riverains pour leur transmettre un message sur ce nouveau service.

Hostend O’Connor, un riverain installé au Portage Nord de Laterrière depuis une dizaine d’années, sinistré lors du déluge de juillet 1996, faisait partie de la liste d’appels du robot. Il a effectivement reçu la communication téléphonique explicative des messages qu’il pourrait recevoir si jamais le niveau du lac-réservoir Kénogami obligeait les gestionnaires à procéder à des déversements faisant monter les niveaux des rivières aux Sables et Chicoutimi à des seuils minimum et maximum d’inondation.

«Les gens connaissent la rivière, du moins ceux qui vivent en bordure depuis plusieurs années. Ce système va permettre de prévenir un peu plus tôt les gros coups d’eau. Ca ne résoud pas pour autant le problème de confiance des riverains à l’endroit des gestionnaires du réseau», soutient Hostend O’Connor.

Il rappelle une rencontre récente avec des citoyens de Laterrière et des gestionnaires du réseau. Les citoyens, rappelle M. O’Connor, n’ont pas manqué de faire savoir leur façon de penser aux fonctionnaires et surtout le fait qu’ils n’avaient aucune confiance en eux pour la gestion des coups d’eau.

«Les gens ont encore une aversion envers les autorités gouvernementales. C’est incontestable», a conclu le riverain.

Exercice

La mise en fonction du système automatisé d’appel constituait une première pour le ministère de l’Environnement et de la Faune. Les riverains des rivières aux Sables et Chicoutimi dont la résidence est située dans une zone à risque en cas d’augmentation rapide du niveau d’eau des deux rivières ont été répertoriés et le numéro de téléphone de chacune des résidences a été programmé.

Selon le porte-parole régional du ministère, Guy Langevin, l’exercice d’hier soir a été prévu quelques semaines avant l’arrivée du coup d’eau printanier afin de vérifier l’efficacité du système. Le ministère sera ainsi en mesure d’apporter les correctifs nécessaires pour être en mesure de fonctionner normalement lorsque la période propice aux inondations surviendra.

Une heure après le début de l’exercice, le ministère avait déjà fait certaines constatations qui nécessiteront certains correctifs: «Nous avons certains numéros de téléphone qui ont été changés et qui devront être actualisés. Le système, de ce que nous pouvons dire pour l’instant (hier soir, une heure après le début de l’opération), semble fonctionner assez correctement», précise le porte-parole du ministère.

Le fameux robot téléphonique, comme c’est devenu régulier, a également eu pour réponse un enregistrement d’un répondeur. Selon Guy Langevin, cette constatation n’a pas surpris les responsables de l’opération puisque les riverains avaient été informés de la tenue de l’exercice.

Lorsque personne ne répond au téléphone, le dispositif du robot fait en sorte qu’une nouvel appel est logé après un certain temps. Les gestionnaires du système ont ainsi voulu maximiser les chances de contacter les riverains.

Le bilan final de l’opération sera fait aujourd’hui. Le ministère aura entre les mains tous les éléments nécessaires pour confirmer si ce nouveau service constitue un élément supplémentaire efficace pour augmenter la sécurité des riverains en période de crue printanière.

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