La solution finale ne se trouve pas facilement
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le jeudi 19 février 1998
Population menacée
La solution finale ne se trouve pas facilement
Lac-Kénogami – Beaucoup d’eau va encore couler dans le lac Kénogami d’ici à ce qu’on trouve une solution finale pour assurer sa gestion et d’ici là, la population reste menacée.
Au mieux, le sous-ministre Georges Beauchemin, chargé de la reconstruction, voit un échéancier de cinq ou six ans, dont 48 mois juste pour la réalisation des travaux.
«Pendant ce temps, a-t-il répondu à la citoyenne de Larouche Johanne Lavoie, qui voulait savoir ce qu’il advenait de la gestion du lac à court terme, la seule chose qui vous protège est d’être évacués en cas d’un nouveau déluge.»
En revanche, à défaut de pouvoir protéger la population contre un nouveau désastre qui a une chance sur 10 000 de survenir à chaque été, le président du comité de gestion du bassin, Paul Ruel, a promis que dès qu’on aura arrêté un choix sur une solution à long terme, le comité va se pencher sur celles à court terme.
«Notre comité, qui représente 19 organismes utilisateurs du lac, va essayer de trouver des solutions temporaires pour modifier le style de gestion dans le cadre des ententes actuelles», a indiqué M. Ruel.
Et à ceux qui s’inquiètent de la gestion des futurs réservoirs en amont, Paul Ruel a rappelé que le gestionnaire, peu importe lequel, devra tenir compte des balises que le comité de gestion va lui tracer. «Et celles-ci, a-t-il promis, peu importe qu’il y ait ou non production d’électricité, vont tenir compte de l’aspect sécurité avant tout.»
Décision
Dans l’ensemble, Paul Ruel se dit satisfait des résultats des deux premières soirées de consultation. «Il est normal qu’il y ait des craintes et qu’elles soient exprimées. Mais en majorité, les gens semblent nous faire confiance», a-t-il analysé.
Pour sa part, Georges Beauchemin, rappelle que c’est la population, via son comité de gestion, qui décidera de la solution. Y aura-t-il des barrages en amont ou des évacuateurs? Combien de barrage va-t-on construire et seront-ils munis de turbines? Ce sont eux qui décideront et qui feront leur recommandation au ministre», a dit Georges Beauchemin, lequel n’a pas exclus que les profits générés par la production électrique, si profits il y a, puissent servir au développement régional.
Dans leur esprit, les membres du comité de bassin, qui doivent tenir deux autres séances de consultation mardi et mercredi prochain à Jonquière et à Chicoutimi, espère formuler leur recommandation au ministre en mars.