Québec devra répondre à plusieurs questions


le mardi 10 juillet 2001

Québec devra répondre à plusieurs questions

Lac-Kenogami – L’Association de protection du lac Kénogami (APLK), va demander au gouvernement du Québec et à Hydro-Québec de lui fournir des garanties quant au mode de gestion qui sera mis en place au lendemain de la mise en service du réservoir de régulation qui sera aménagé sur la rivière Péribonka dans la Réserve faunique des Laurentides.

Un peu plus de 50 personnes ont assisté hier soir à l’assemblée générale de l’APLK. La rencontre avait été convoquée afin de permettre aux membres de faire connaître les inquiétudes et surtout soulever les questions sur ce projet dont l’objectif est d’assurer la sécurité des riverains des rivières aux Sables et Chicoutimi.

Cette rencontre a permis de constater que près de cinq ans après le déluge de juillet 1996, et malgré l’autre déluge d’informations publiées et diffusées sur la gestion de ce bassin, il subsistait toujours plusieurs « légendes urbaines » entre la perception des citoyens et la réalité. C’est le cas de la cote d’exploitation maximale de 15 pieds qui apparaît dans la majorité des contrats des riverains.

A partir du moment ou le niveau du lac Kénogami dépasse cette cote, le gestionnaire, le gouvernement du Québec, devient responsable des dommages aux propriétés. Par contre, un riverains qui assistait à l’assemblée a certifié qu’il détenait un contrat signé à l’époque de la Commission des eaux courantes dans lequel il est spécifié que la commission a un droit de baignade jusqu’à la cote de 17 pieds.

Dans le cadre du projet de construction d’un réservoir de régulation, tout cette histoire de responsabilité prend une dimension importante selon Paul Ruel, membre du conseil. d’administration de l’APLK et président du comité de Bassin.

« Hydro-Québec parle d’un mode de gestion de 14 pieds plus ou moins 4 pouces. Les riverains ont de leur côté des contrats qui déterminent la cote de la responsabilité des dommages à partir de 15 pieds. Ça donne une marge de manoeuvre limitée. Il est important de savoir de ce qu’il adviendra de ce problème », résume Paul Ruel.

Précisions
Tremblay, Louis (mercredi 11 juillet 2001)
Lac-Kenogami – Le système de mesure pour le niveau du lac Kénogami est établi entre 110 pieds et 123 pieds, la cote dans le cas d’une crue maximale probable.

Une erreur s’est glissée dans le résumé de la rencontre de l’Association de protection du lac Kénogami. Les contrats des riverains stipulent que la responsabilité du gestionnaire du lac est engagée à partir du moment où le niveau dépasse la cote de 115 pieds et non 15 pieds. Tout comme les vieux contrats de la Commission des eaux courantes font état d’un droit de baignade pouvant atteindre la cote 117 pieds et non 17 pieds.

Il faut mentionner que dans le cadre de la réalisation du système de régulation des eaux du lac Kénogami, via la construction d’un ouvrage sur la rivière Pikauba, Hydro-Québec croit être en mesure de proposer un modèle de gestion à 114 pieds avec plus ou moins 4 pouces de variation en moyenne. Malgré ce changement (le niveau actuel de gestion est de 113 pieds), les riverains refusent d’abandonner la cote de 115 pieds sur les contrats qui permet d’établir la responsabilité du gestionnaire sur les biens des riverains.

L’autre élément est la crainte soulevée par les ouvrages réalisés sur le pourtour du lac Kénogami. La construction de nouvelles digues et la modification de celles existantes pour améliorer la capacité d’emmagasiner du lac réservoir ne sont pas sans soulever des craintes. Les riverains admettent que ces mesures peuvent rassurer ceux établis sur les berges des rivières mais confirment que ceux installés sur les berges du lac Kénogami seront d’une certaine façon dans une enclave advenant un nouveau déluge.

Paul Ruel était plus que satisfait des discussions tenues pendant cette assemblée. Il souhaite que les riverains profitent des tribunes mises à leur disposition pour soulever les questions importantes auxquelles ils ont droit d’obtenir des réponses. L’étape importante de ce processus aura lieu lorsque les Bureau des audiences publiques sur l’environnement procédera à l’évaluation de ce projet de 170 millions $. La réunion d’hier soir de l’APLK marquait l’arrivée d’un nouveau membre. Guy Vigneault, ce citoyen qui est devenu le chien de garde des administrateurs municipaux, a fait remarquer sa présence. Il déplore le fait qu’il n’y ait pas une sortie supplémentaire pour quitter les secteur du lac Kénogami en cas de déluge ou même de feu de forêt majeur.

 

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