Sentier entre Laterrière et Hébertville


le Dimanche 1 novembre 1998

Entre Laterrière et Hébertville

Le sentier pédestre accueillerait 16 000 randonneurs

Hébertville – Sans nécessairement commencer à rêver immédiatement, les responsables du sentier pédestre de 50 kilomètres entre Laterrière et Hébertville croient que des milliers d’adepte pourraient utiliser annuellement le circuit du lac Kénogami.

Au cours de la dernière semaine, les dirigeants de la Corporation de développement du lac Kénogami ont tracé les grandes lignes du dernier projet à avoir vu le jour au sein de l’organisme.

On sait que ceux-ci ont réalisé au cours des dernières années le balisage du lac Kénogami, afin d’assurer la plus grande sécurité possible aux plaisanciers et ont obtenu un lien routier de 9.5 kilomètres entre Lac Kénogami et Hébertville. Un lien qui assure une seconde sortie aux citoyens des deux localités.

Et voilà que ces mêmes bénévoles s’attardent à la réalisation d’un sentier pédestre de longue randonnée, dont l’ouverture officielle et complète devrait se faire à l’automne de l’an 2000. Le sentier, dont on pourra entrer aux deux extrémités, permettra aux randonneurs de se promener sur la crête des montagnes de la rive sud du lac Kénogami

«On nous dit qu’il existe un potentiel de 16 000 randonneurs annuellement. Au parc Saguenay, il passe près de 20 000 personnes à chaque année.

«Je ne sais pas si ce chiffre est réaliste, mais on sait que l’activité est de plus en plus populaire et très en demande. Avec l’installation de trois chalets, les randonneurs pourront vivre une belle expérience durant deux ou trois jours», mentionne Denis Lalonde, responsable du dossier du sentier pédestre à la corporation du lac Kénogami.

La réalisation du projet a demandé l’aide de bien des gens. Si le gouvernement du Québec (120 100 $), la MRC du Lac-Saint-Jean Est (20 000 $), la MRC du Fjord (12 500 $), le gouvernement fédéral (13 122 $) et la Fédération québécoise de la marche (500 $) ont largement contribué au départ du dossier, il faut aussi souligner l’apport de six étudiants du département des Techniques d’aménagement du territoire et d’urbanisme du cégep de Jonquière.

Ceux-ci ont passé huit semaines, durant la période estivale, à déterminer le tracé du sentier. En fait, ils ont refait, en grande partie, le tracé imaginé par les responsables.

«Il y avait eu des photos aériennes intéressantes. Le problème, c’est que sur le terrain, ce n’est pas toujours la même chose que sur les cartes, explique Benoit Tremblay. Nous ne pouvions tout de même pas tout déboiser. Il y avait aussi des lacunes au plan de la sécurité (aucune sortie rapide en cas de problèmes).

«Nous avons donc cherché à favoriser la vue sur le lac Kénogami et mettre en valeur les principaux attraits du sentier. Nous avons mis tout l’été pour y parvenir. Nous allons même faire découvrir une grotte intéressante, qui ne devait être connue que des gens du coin», ajoute Benoit Tremblay, qui a travaillé le projet en compagnie de Stéphanie Mercier, Isabelle Tremblay, Nadia Bouchard, Frédéric Gagnon et Annie Emond.

A venir

Lorsque la neige s’installera pour de bon, les huit travailleurs installés à Laterrière (4) et Hébertville (4) auront complété environ le tiers du tracé, soit huit kilomètres à chaque entrée du sentier pédestre.

Ils passeront l’hiver à construire les trois chalets et divers équipements qui serviront sur le sentier. Mais il restera encore bien des choses à accomplir avant l’ouverture officielle du sentier, à l’automne de l’an 2000.

Les dirigeants de la Corporation auront besoin d’un autre somme de 160 000 $ pour terminer le sentier et installer les passerelles au-dessus des lacs Pikauba, Cyriac et McDonald.

D’ailleurs, la traversée du lac Pikauba pourrait amener une technologie intéressante avec l’installation d’une nacelle sur deux câbles d’acier pour joindre les deux rives, séparées de 80 mètres. Ailleurs, on parle de pont traditionnel ou suspendu.

«Au point de vue des emplois, nous ne devrions pas avoir de difficultés à recevoir d’autres subventions gouvernementales. Pour ce qui est des travaux majeurs, des démarches ont déjà été entamées avec la grande industrie pour trouver les fonds et l’aide nécessaire», de dire Denis Lalonde.

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