Le remplissage se déroule normalement
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le samedi 8 mai 1999
Lac-réservoir Kénogami
Le remplissage se déroule normalement
Laterriere – Même si son niveau est encore bas pour cette période de l’année, la Direction de l’hydraulique du ministère de l’Environnement avise la population que le remplissage du lac-réservoir Kénogami, qui est complété habituellement à la fin du mois de mai, se déroule normalement.
Fonte rapide
En raison du temps très chaud, le couvert neigeux du bassin versant du lac, situé dans la Réserve faunique des Laurentides, fond très rapidement, de telle sorte que les apports ont augmenté au cours des derniers jours pour dépasser les 400 mètres-cubes à la seconde.
Le ministère entend donc conserver des évacuations ne dépassant pas 200 m3/s pendant la fin de semaine, soit 130 m3/s sur la rivière Chicoutimi et 65 m3/s sur la Rivière-aux-Sables, de telle sorte que le niveau du lac-réservoir va continuer de monter.
Le ministère de l’Environnement précise que les débits évacués correspondent actuellement à la moitié de leur valeur normale en cette période de l’année et sont bien en deçà des seuils mineurs d’inondation qui sont de 255m3/3 sur la rivière Chicoutimi et 155m3/s sur la Rivière- aux-Sables.
Toutefois, étant donné que l’eau ruisselle pratiquement au grand complet dans le lac, on s’attend à devoir augmenter ces débits s’il y a des précipitations importantes ce week-end.
Surveillance
Pour sa part, le comité chargé de la surveillance de la crue printanière estime qu’il n’y a pas de risque d’inondation au Saguenay, contrairement au secteur ouest du lac Saint-Jean.
Le comité a noté que le couvert de neige a baissé de 10 centimètres dans le parc des Laurentides en cinq jours.
En effet, il a mesuré un équivalent de neige au sol de 142,7 millimètres sur le bassin-versant du lac-réservoir Kénogami lundi, alors qu’il n’était plus que de 43,4 millimètres hier. Cette faible quantité de neige au sol élimine donc les risques d’inondation.
Au Lac-Saint-Jean, comme le rapporte notre collègue Dominic Rivard, on s’inquiète de la rivière Mistassibi dont le débit pourrait atteindre, au cours des prochaines heures, les quelque 1500 m3/s, soit une cote supérieure à un événement susceptible de survenir à tous les 20 ans et qui a été établie à 1460 m3/s.
Dans ce cas, le comité constate que la mise en place d’un batardeau dans le cadre des travaux de construction d’un barrage réduit de façon importante l’écoulement naturel des eaux près de l’île Monseigneur, ce qui devrait causer des problèmes sur les rives en amont aux chemins Saint-Jean et Saint-Louis.
A Normandin, la rivière Chamouchouane, dont les débits sont à presque 2000 m3/s, menace quelques chalets.