Lac Kénogami: la sécurité des citoyens doit primer


le lundi 26 juin 2006

Lac Kénogami

La sécurité des citoyens doit primer

La déclaration de M. Jean Villeneuve dans le Quotidien du 19 juin laisse entendre qu’Elkem Métal et ACI ont subi des pertes de l’ordre de 800 000 $ par année depuis le déluge de 96.

Du même souffle, ce dernier admet que gérer le lac Kénogami comme avant le déluge comporte plus de risque pour les riverains et les installations industrielles en aval (ex. Alcan). Doit-on comprendre que si l’on ne leur impose pas de limite, ces entreprises mettraient la population plus en danger en maintenant le niveau maximum du lac Kénogami plus haut et ce, pour quelques milliers de dollars.
Leurs intérêts primeraient-ils sur la sécurité des gens? Les « calculs » de perte de M. Villeneuve ne tiennent pas la route. La sécurité des gens n’est pas négociable et n’a pas de prix. Elle n’a de coûts que pour les gens qui ne s’y intéressent pas ou peu.
Si l’on chiffrait le non-développement du lac Kénogami depuis 50 ans à cause du niveau trop bas pendant l’été, les quelques millions dont nous parle M. Villeneuve, deviendraient rapidement ridicules?
Concernant vos pertes de 150 000 $ annuellement pour maintenir l’eau dans le lac Kénogami, ne pensez-vous pas que les avantages obtenus depuis 50 ans (contrat de 1955) compensent largement ces pertes minimes (1,4 %).
En terminant, restons sur une note positive. Je vous invite à devenir citoyen corporatif exemplaire. Il pourrait même y avoir une place pour vous sur des projets de développement du lac Kénogami, « un lac au coeur d’une ville ». C’est peut-être là que réside la solution durable.

Louis Pilote Résidant du lac Kénogami

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