Augmentation de 11 m³/s du débit maximal sortant du lac Kénogami sans consultation publique

    Commmuniqué
le 23 Octobre 2003

 Pas étonnant que le niveau du lac soit plus difficile à maintenir en période estivale à partir de 1997. 


Le rapport sur le Projet de régularisation des crues du bassin versant du lac Kénogami est publié par le BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) en octobre 2003.  (BAPE_183)

L’ A.P.L.K. apprend un fait étonnant dans ce rapport à la page 81 au sujet de la centrale Elkem Metal (Chute Blanchette).

extrait………p.81

En 1997, le ministère de l’Environnement a haussé le débit maximal normal de 68 m³/s  à 79 m³/s pour répondre à la capacité supplémentaire des nouvelles turbines installées à la centrale Chute-Blanchette. Le débit évacué peut cependant excéder 79 m³/s durant les crues afin de limiter les hausses de niveau du lac ou encore avant une crue appréhendée afin d’augmenter la capacité de rétention du lac en abaissant son niveau.

L’augmentation de 11 m³/s du débit maximal normal sortant du lac Kénogami, susceptible d’accélérer l’abaissement du niveau du lac, est associée à l’augmentation de puissance de la centrale Chute-Blanchette. En effet, lors des travaux de réparation des dommages causés par la crue de juillet 1996, la puissance de la centrale Chute-Blanchette a été portée de 31 MW à 38 MW. Cette augmentation de puissance n’a cependant pas reçu de certificat d’autorisation en vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement et n’a pas non plus été soumise à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement (DQ31.1). La décision de répondre à cette augmentation de puissance en haussant le débit maximal normal sortant du lac a été prise sans consultation publique.

Règle préalable:

En 1982, afin d’atténuer les effets des fluctuations de niveau sur les usages récréatifs, le ministère de l’Environnement implantait de nouvelles règles de gestion
estivale. En vigueur entre le 15 juin et le premier lundi de septembre, ces règles plafonnaient le débit d’évacuation en conditions normales à 68 m³/s, tout en
fournissant la plupart du temps un débit minimal de 42,5 m³/s


Projet de régularisation des crues du bassin versant du lac Kénogami

Le projet avec un seul réservoir à l’amont du lac Kénogami a été finalement retenu pour étude par décret du gouvernement (décret no 704-2000, 7 juin 2000).

La création du réservoir Pikauba proposée par le promoteur se ferait grâce à la construction d’un barrage situé au kilomètre 30,2 de la rivière Pikauba ainsi que de digues et d’un ouvrage régulateur.

Le réservoir aurait deux usages : il assurerait la rétention d’une partie des volumes de crues de la rivière Pikauba afin d’atteindre l’objectif de protection publique sur le pourtour du lac Kénogami et sur les rivières aux Sables et Chicoutimi, puis il accumulerait une réserve d’eau devant servir à la stabilisation du lac Kénogami en période estivale.

Le 11 avril 2003, le ministre de l’Environnement de l’époque, M. André Boisclair, confiait au BAPE le mandat de tenir une audience publique concernant la deuxième phase du projet de régularisation des crues du bassin versant du lac Kénogami.

Retour au blogue

Ce site utilise des cookies afin d'améliorer votre expérience de navigation. Pour plus de détails, ou pour voir comment désactiver ces cookies, veuillez consulter notre Politique de protection des données.

Accepter