« Trop de temps à se décider » – Jean-Marie Beaulieu
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le samedi 21 juillet 2001
« Trop de temps à se décider » – Jean-Marie Beaulieu
« Les travaux en prévision du barrage sur la Pikauba avancent, mais les délais sont longs. Heureusement on a réussi à faire avancer certains échéanciers », affirme le maire de Laterrière, Jean-Marie Beaulieu.
M. Beaulieu ne peut nier l’évidence. Il aurait préférer que la construction du barrage se concrétise plus rapidement, mais il admet que la complexité de cet ouvrage ne laisse guère le choix aux parties impliquées dans le gigantesque projet.
« On a fait des choix qu’il faut respecter même si je pense qu’au départ, on a mis trop de temps à se décider », déplore M. Beaulieu.
Cinq ans après le passage du déluge, cette épreuve demeure encore très présente à l’esprit des gens et le souvenir collectif va rester longtemps. « L’inquiétude chez les gens se fait sentir, chaque fois qu’il pleut pendant plusieurs jours. L’été dernier et encore dernièrement, les gens trouvaient que les interventions survenaient trop tard. On voudrait que le ministère réagisse plus tôt », relate M. Beaulieu.
D’autre part, le maire de Laterrière se réjouit que les ouvrages pour la modernisation des évacuateurs avancent, ceux-ci devant entrer en fonction en 2003.
Lac-Kénogami
De son côté, le maire de Lac-Kénogami, Germain-Marie Girard, se dit malgré tout rassuré du fait que plusieurs choses aient été mises en place après le déluge.
« Les instruments de mesures installés dans le parc des Laurentides sont plus précis et ils permettront d’établir de meilleurs calculs en fonction des pluies, de l’absorption du sol et du décalage entre ce qui tombe dans le parc et ce qui s’écoule du côté du lacKénogami. C’est plus rassurant quand on pense aux leçons que nous a servies le déluge de 1996. »
Le barrage sur la Pikauba se révélera certainement un ouvrage de rétention indispensable et M. Girard se dit convaincu que le gouvernement ira de l’avant avec le projet prévu pour 2005.
« Si on ne fait rien, on sera pris avec les mêmes dilemmes. Quoi inonder? Ce n’est pas sûr qu’on doive attendre 10 000 ans avant d’être confronté à nouveau avec des problèmes d’inondations », affirme le maire de Lac-Kénogami, faisant référence aux pluies des dernières semaines et à celles de l’an dernier.
Par ailleurs, ce dernier souligne que contrairement à l’an dernier, le ministère de l’Environnement communiquait avec les autorités municipales deux fois par jour pendant la période très pluvieuse de juillet.