Le maire privilégie les résidants
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Le Quotidien, Mardi 2 Août 2005
Le maire privilégie les résidants
CHICOUTIMI (FSTG) – Le maire de Saguenay juge «complètement inacceptable» la situation qui prévaut actuellement au lac Kénogami. Il estime maintenant que la saga entourant le niveau des eaux du lac a «trop durée et doit être réglée au plus vite par les élus et non plus par leurs employés des ministères».
«Les fonctionnaires semblent mener ce dossier et ils plient devant les exigences des compagnies. C’est peureux comme attitude et cela pénalise les citoyens», déplore Jean Tremblay.
Le maire estime que la clé du problème réside dans le prochain renouvellement du bail liant Elkem Métal et le gouvernement du Québec, lequel garantit un niveau d’eau minimal à la compagnie.«Cette entreprise doit se comporter en bon citoyen et accepter que le niveau du lac Kénogami soit prioritairement destiné aux résidants de l’endroit. Alcan respecte des exigences de ce genre au lac St-Jean», illustre-t-il.
D’ailleurs, Jean Tremblay avait demandé il y a huit mois de prendre part aux négociations entourant le dossier du lac Kénogami vue l’importance de ce secteur de villégiature pour la ville de Saguenay. «J’avais rencontré le ministre des Ressources naturelles de l’époque, Sam Hamad, ainsi que les hauts fonctionnaires. Ceux-ci n’ont pas voulu que je m’implique. Je n’ai pas senti d’ouverture. Je n’ai pas senti non plus que c’était le ministre qui dirigeait la situation alors que ce n’est pas aux fonctionnaires de décider des orientations à prendre mais bien aux élus de le faire»,mentionne M. Tremblay.
Le maire désire donc que Québec prenne ses responsabilités et règle la situation une fois pour toute en rendant le lac aux citoyens, quitte à ne pas renouveler le bail liant le gouvernement et les entreprises qui en exploitent l’eau.
Information
Au cabinet de la ministre responsable de la région et députée de Jonquière, Françoise Gauthier, on indiquait être en train de recueillir le plus d’information possible afin de déterminer toutes les options qui s’offrent au gouvernement afin de régler cet épineux dossier.
«Mme Gauthier a eu des contacts avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable ainsi qu’avec le ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs et les gestionnaires des barrages afin d’obtenir un portrait juste de ce qui se passe», confirme l’attaché politique de la ministre Gauthier, Jean-Sébastien Roy.
Un large éventail de possibilités auraient été envisagées, dont l’idée d’offrir des compensations financières aux entreprises touchées si Québec devait décider de fermer les pelles afin de maintenir à un plus haut niveau le lac Kénogami.