Le comité veut rencontrer les ministres
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le vendredi 19 février 1999
Lac Kénogami
Le comité veut rencontrer les ministres
Jonquière – Le comité provisoire du lac-réservoir Kénogami et des rivières Chicoutimi et aux Sables demande une rencontre, dans les plus brefs délais, avec les ministres Paul Bégin et Jacques Brassard pour faire le point sur les solutions à envisager pour prévenir les risques d’inondations.
C’est que le président du comité, Paul Ruel, commence à trouver le temps long. Il voudrait que les deux ministres responsables respectivement de l’Environnement et des Ressources naturelles se prononcent sur les recommandations que le comité avait formulées pour le partage des débits entre les deux rivières.
«Le projet d’érection de barrages en amont du lac Kénogami est une chose, dit Paul Ruel. Mais d’ici à ce qu’on en arrive à cette solution à long terme, nous avions proposé des mesures applicables à court terme pour réduire les risques d’inondations. Ces mesures sont contenues dans un rapport que nous avons soumis aux ministres en mars 98 et nous attendons toujours leur réponse.»
Du même souffle, Paul Ruel demande qu’on remette au comité une copie de l’étude réalisée par Hydro-Québec sur l’aménagement d’ouvrages de contrôle du bassin du lac-réservoir Kénogami et dont Le Quotidien dévoilait certains aspects hier.
Travaux
Selon Paul Ruel, qui parle au nom des 20 organismes représentés au sein du comité provisoire, plusieurs des propositions de son groupe pourraient être réalisées dès la saison prochaine pour éviter les débordements sur les deux exutoires du réservoir Kénogami.
Il cite comme exemple des travaux de dragage à Laterrière qui permettrait de faire passer le seuil mineur d’inondations au Portage-des-Roches de 255 à 400 mètres-cubes à la seconde, et l’enlèvement de l’étranglement de la rivière Chicoutimi au pont enjambant le boulevard du Royaume.
Sur la rivière aux Sables, il faudrait enlever un autre étranglement qui a pour conséquence de créer des inondations dans le secteur de Pibrac lorsque le débit va au-delà de 450 mètres-cubes à la seconde, et réaliser des travaux au barrage Besy, propriété d’Abitibi-Consol, dont la capacité d’évacuation est de 750 m3/s alors qu’à chaque bout de la rivière, les barrages ont des capacité d’évacuation pouvant aller jusqu’à 1000m3/s. «Cela aurait pour effet de créer une inondations dans le secteur de l’usine Cascades», ajoute Paul Ruel.
Enfin, une autre mesure rappelle l’importance de rehausser la digue de Creek Outlet dont le débordement, en juillet 96, avait transformé le ruisseau Deschêne en torrent. Le président du CPLRK attend, dans les jours qui viennent, une réponse de Québec pour fixer une date de rencontre.