La décision de Québec inquiète la MRC
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le mercredi 15 mai 2002
Niveau du lac Kénogami
La décision de Québec inquiète la MRC
Saint-Honoré – La décision du gouvernement du Québec de monter le niveau du lac Kénogami au maximum dans le cas d’une crue décamillénaire (comme en 1996) afin de limiter les dommages en aval interroge les élus de la MRC du Fjord-du-Saguenay.
En assemblée mensuelle, hier soir, à l’hôtel de ville de Saint-Honoré, les membres de la MRC n’ont pas remis en question le choix du gouvernement, mais ont exprimé de l’inquiétude quant à ses conséquences sur les propriétaires de chalets et sur leurs revenus (taxes).
Le maire de Larouche, Réjean Lévesque, a expliqué à ses collègues qu’Hydro-Québec a confirmé, récemment, au comité de bassin du lac Kénogami que le niveau de l’eau serait rehaussé jusqu’à 123 pieds avant d’augmenter les débits dans les rivières aux Sables et Chicoutimi.
Or, a dit le maire de Larouche, les constructions de chalets et de résidences ont été autorisées au fil du temps à partir de la cote de 115 pieds, telle qu’établi par l’ancienne Commission des eaux du Québec, en 1923.
Compte tenu que le choix du gouvernement est de sacrifier les propriétés autour du lac, poursuit le maire Lévesque, va-t-il compenser les pertes non seulement des propriétaires de résidences mais aussi de chalets.
Réjean Lévesque se souvient évidemment du déluge de 1996, qui a laissé les propriétaires de chalets carrément dans le trouble. Les critères de compensation du Fonds de solidarité prévoyaient que les chalets seraient dédommagés qu’en partie.
La MRC, donc, demandera au gouvernement de réviser sa politique de compensation.
Le maire Lévesque veut également savoir si Québec aiderait sa municipalité si elle perdait tout d’un coup les taxes de 350 chalets.
Le maire de Saint-Ambroise, Robert Tremblay, veut, pour sa part, que la MRC fasse produire un avis légal sur sa responsabilité en cas de déluge. La MRC a autorisé des constructions en fonction d’un niveau fixé à 115 pieds.