La SQ est toujours prête à intervenir
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le jeudi 15 août 2002
Surveillance du lac Kénogami
La SQ est toujours prête à intervenir
Les patrouilleurs nautiques de la Sûreté du Québec sont prêts à intervenir sur le lac Kénogami même si depuis la fusion municipale, le mandat de surveillance de ce plan d’eau incombe à la Sûreté municipale.
Au lendemain des doléances du comité d’arrondissement de Lac-Kénogami qui dénonce la vitesse excessive sur ce lac, la porte-parole de la Sûreté du Québec, Hélène Nepton déclare qu’en vertu de sa disponibilité, la SQ est toujours prête à intervenir. « Surtout si c’est urgent. Il n’y a aucun problème, on va y aller, assure celle-ci. Pour les patrouilles normales, il faut comprendre que ça dépend toujours de la disponibilité des patrouilleurs nautiques », ajoute-t-elle.
L’agent Steeve Gauthier qui est patrouilleur et formateur nautique indique que la région (incluant le secteur de Chibougamau) dispose d’une quinzaine de patrouilleurs et de trois embarcations, dont deux peuvent sillonner des plans d’eau aussi grands que ceux de la rivière Saguenay ou du lac Saint-Jean.
Par ailleurs, l’activité maritime grandissante devrait justifier l’acquisition de nouvelles embarcations d’ici peu, indique l’agent Gauthier. « Trois nouveaux bateaux sont demandés pour l’an prochain. Il y a de plus en plus d’utilisateurs et avec la venue des motomarines, les plans d’eau sont de plus en plus occupés », affirme celui-ci.
Les patrouilles nautiques qui sont destinées surtout à faire de la prévention et à intervenir en situation d’urgence, agissent également pour renforcer la sécurité lors d’activités importantes comme la Traversée du lac Saint-Jean. Les patrouilleurs agissent lors des périodes de pointe, durant les fins de semaine ou les vacances, mais cela ne veut pas dire que la patrouille nautique s’avère nécessairement une sinécure. De nombreuses interventions se produisent lors de tempêtes et la S.Q. doit souvent porter assistance à des personnes en détresse. « Lors d’accidents de plongée par exemple, nous devons nous rendre sur les lieux avec les plongeurs pour tenter de retrouver la personne disparue. Et, quand une personne disparaît dans un lac pendant une tempête, il arrive que les vagues soient très impressionnantes », relate l’agent Gauthier.
PLUSIEURS RÈGLES À RESPECTER
Contrairement aux automobilistes, les navigateurs interceptés par les agents de la sécurité nautique ont le droit de conduire avec… un verre à la main! Mais ça ne signifie pas qu’ils puissent conduire en état d’ébriété.
« Il n’y a pas de réglementation interdisant la boisson à bord des bateaux. Toutefois, la norme reste la même. Le taux d’alcool ne doit pas dépasser .08%. Je ne considère pas que ce soit une très bonne chose », souligne l’agent Steeve Gauthier qui serait plutôt en faveur de l’abolition d’une telle pratique.
Lorsqu’ils interceptent des navigateurs, les patrouilleurs exigent de retrouver à bord, des fusibles de détresse, une écope, une rame, un sifflet et, suffisamment de vêtements de flottaison. Et si la loi n’oblige pas les plaisanciers à porter le gilet de sauvetage, par mesure de prudence, ils doivent au moins être à portée de main. « Généralement, ils sont rangés sous les bancs et la plupart du temps les propriétaires de bateaux les cherchent pendant de longues minutes avant de les retrouver. Imaginez, comment ça se passerait avec le stress d’un accident », évoque Steeve Gauthier. Il n’y a pas d’amende émise à la suite d’un constat d’infraction mais un avertissement pour corriger la situation. Si le propriétaire est à nouveau appréhendé pour la même infraction après une période de deux ans, il devra débourser 250 $.
Étonnamment, les limites de vitesse ne sont pas non plus réglementées et ce sont les conseils municipaux qui doivent acheminer une demande vers le ministère pour qu’il fixe une réglementation semblable à celle qui s’applique sur d’autres grands lacs de la province.
Selon l’agent Gauthier il y a bien eu quelques frictions au début entre les propriétaires de bateaux et de motomarines mais le navigateur avisé sait qu’il est responsable « de sa vague », une responsabilité qui diminue un peu l’ardeur des amateurs de vitesse.
Bris
En sachant qu’il devra payer pour réparer les bris occasionnés à un quai, le conducteur ralentit aux abords des rives. Le conseiller Réjean Laforest précise que Saguenay devra dès janvier 2003 se conformer au plan de surveillance de niveau deux pour palier le départ de la S.Q. »La surveillance en bateau et en motoneige devra être instaurée. Initialement, la ville devait remettre son plan au ministère le 30 juin dernier, mais nous avons obtenu un délai jusqu’au mois de janvier », a indiqué M. Laforest.Ce dernier estime qu’il faudra finaliser le plan de surveillance avant de songer à changer la réglementation entourant la vitesse.
Depuis 1999, les conducteurs qui sont nés après 1983 doivent posséder une preuve de compétence et à partir du 15 septembre 2002, ils y seront tenus pour toutes les embarcations de moins de quatre mètres, incluant les motomarines. Les moins de 16 ans ne peuvent conduire une motomarine. Les dernières statistiques disponibles indiquent que pendant la période de vacances de la construction, la patrouille nautique de la S.Q. peut procéder à quelque 150 interventions.